Résistance aux médicaments anti-VIH-1 chez les personnes recevant un traitement antirétroviral à base de dolutégravir: une analyse collaborative de cohortes
Ces dernières années, le dolutégravir (DTG), un médicament contre le VIH, est devenu un élément central du traitement du VIH dans le monde entier. La surveillance et le contrôle des résistances au dolutégravir sont donc des éléments essentiels pour maintenir les possibilités de traitements à base de FTG de façon durable. Dans cette étude, Loosli et al. ont examiné le développement de résistances au dolutégravir (DTG).
Les données sur la résistance au DTG étant encore rares, les chercheurs et chercheuses ont combiné les données de huit grandes études de cohorte VIH, dont Etude suisse de cohorte VIH (SHCS), qui a contribué de manière significative à l’étude avec environ 20 % des 599 participants: Le projet avait pour objectif d’acquérir des connaissances sur l’apparition de résistances et les facteurs de risque associés à la résistance au DTG.
L’étude a pu montrer que des résistances apparaissent chez environ 6 % des participants à l’étude présentant une charge virale détectable sous traitement à base de DTG. C’était notamment le cas lorsque des résistances aux autres familles de médicaments anti-VIH étaient déjà présentes. Il est ainsi apparu clairement que la résistance au DTG est actuellement rare, mais non négligeable.
Les résistances au DTG étaient plus fréquemment lorsque le DTG était utilisé seul ou en association avec un seul autre médicament contre le VIH, au lieu d’être utilisé dans le cadre d’une trithérapie. Bien que la résistance au DTG ne soit pas fréquente à l’heure actuelle, l’introduction du DTG à l’échelle mondiale pourrait entraîner une augmentation de la fréquence et de la transmission de la résistance au DTG. Il sera donc essentiel de surveiller attentivement ces résistances.
Les résultats de cette étude sont importants pour la santé publique et mettent en évidence le défi que représente le développement progressif de la résistance aux maladies infectieuses. L’OMS partage cet avis et a publié une vignette de cette étude dans son rapport sur la résistance aux médicaments contre le VIH 2024.